Match du 22 octobre
Cest dans une ambiance euphorisante que le sympathique animateur Luc Kenline a donné le coup denvoi à la 24e saison de la LIM. Devant quelques 130 spectateurs, les Bourgognes et les Turquoises ont brisé la glace dans un duel chaud et très coloré.
La première période a débuté somme toute tranquillement, avec deux improvisations très statiques, où les paroles semblaient plus importantes aux joueurs que les actions. Puis, une rencontre rafraîchissante entre la recrue Alexia Lagloire-Éthier et le vétéran Martin Francoeur, solidement appuyés par Marc-André Fortin et Marie-Ève Beauchemin, a relevé lénergie dun cran avec Les fruits de lhiver. La première improvisation de nature comparée, une solo ayant pour titre Le créateur, a montré deux joueurs en pleine possessions de leurs moyens. Alexandre Dostie (1ère étoile) et François Laneuville (2e étoile) ont tous deux épaté la salle avec leurs visions différentes du thème: Dieu dune part, et un artiste-performeur de lautre. De vrais bijoux!
Les deux formations ont dailleurs bien prouvé leurs forces déquipe lors des rares comparées imposées dans le match. Lécoute et la belle énergie semblent être des caratéristiques qui vont bien autant aux Bourgognes à lunivers plus absurde, quaux Turquoises, plus expérimentés et par le fait même empreints dune complicité unique.
Deux improvisations ont particulièrement marqué le match. De ces rencontres qui fonctionnent si bien quon ne voit pas le temps passer, même lors de sept ou huit minutes... Le genre dimpros qui rendent les autres improvisateurs un peu envieux, parce que le plaisir des joueurs en place est si palpable quon aimerait le vivre avec eux! Deux jours chez mon père a présenté une situation très dramatique entre un père et son fils, personnages fort bien interprétés par François Laneuville et Guillaume Cholette-Janson (Mention), nous rappelant dailleurs à quel point ce dernier nous a manqué à la LIM lannée dernière. La vérité dans le jeu des deux protagonistes était parfaitement troublante et ils ont su nous faire osciller entre le rire et les larmes avec brio. On aurait cependant aimé quils restent seuls en scène pour pousser plus loin dans leur relation.
Le deuxième coup de coeur, dans un tout autre registre cette fois, a réunit Alexandre Dostie et Cindy Rousseau (3e étoile) pour une amusante situation dun touriste à laccent acadien qui se fait conduire par une femme sur une route constamment détournée, en direction dune ville au nom bizarre. Rapidement, la complicité sest installée entre les joueurs, et cest dans un enchaînement ininterrompu de répliques massues et de réparties surprenantes que la situation a dégénéré, jusquà la naissance de lamour entre les deux protagonistes. Beaux personnages, belle maîtrise de la situation de la part des joueurs et histoire captivante, il nen fallait pas plus pour rendre la salle euphorique à la fin des sept minutes!
Lambiance chaleureuse du public et lénergie des improvisateurs en scène ont contribué à faire de cette première soirée un succès. Et, de façon à la terminer en beauté, on a eu droit à une excellente improvisation supplémentaire, réunissant les deux grandes étoiles de la soirée dans un brillant duo, pour départager les points et donner la victoire aux Bourgognes.
Un beau début de saison qui promet! Au tour des Blancs et des Oranges maintenant, de montrer ce quils savent faire...
Eveline Charland
Joueuse des Oranges
Mention: Guillaume Cholette-Janson
3e étoile: Cindy Rousseau
2e étoile: François Laneuville
1ère étoile: Alexandre Dostie