Match du 28 janvier

Ça se réchauffe...

Certes, les froids de janvier sont difficiles à affronter, autant pour le public du Maquisart que pour les joueurs sur scène, ce qui a laissé place dimanche dernier à un début de match lent et plutôt incolore. Le hasard n’aidant pas, la première période a été ponctuée de catégories plus ou moins intéressantes, dont une sans paroles, une silencieuse et une fusillade sur un seul thème… Tout pour rassembler les équipes, quoi!

Cette semaine, les Blancs ont travaillé fort face à des Bourgognes énergiques et quasi fusionnels. Ils sont jeunes, rapides, et se comprennent les uns les autres à la perfection. Le trio Dostie-Cholette-Fortin donne fort en comparée, bien soutenus par les deux filles. Cette équipe nous a d’ailleurs offert le plus beau moment de la soirée en début de deuxième période, avec « La valse du diable ». Une grande écoute, mais surtout une imagination débordante d’Alexandre Dostie (1ère étoile) et une belle disponibilité de Carolane Fréchette et Guillaume Cholette-Janson (3e étoile). La période s’est terminée sur une improvisation de 7 minutes à la manière de Ramdam : « Le fils du charpentier ». Certains vétérans dans la salle se sont dit bien contents de ne pas être sur scène, cette contrainte demandant une culture appartenant à une génération bien précise… Mais les protagonistes Alexandre Gauthier (2e étoile) et Dostie ont su écrire une histoire amusante, se servant des clichés de l’émission pour donner de l’esprit à leur impro. Malheureusement, les relations avec l’arbitre ont commencé à s’envenimer suite à une pénalité de confusion elle-même très confuse, où l’argument d’ « intervention chahuteuse » était douteux…

En troisième période, la tension était à son maximum entre l’arbitre et le capitaine des Bourgognes, surtout après que celui-ci se soit permis de faire tinter la clochette dans l’improvisation de catégorie Zapping. Il a été chanceux de s’en tirer avec une seule petite pénalité de décrochage…

Les Blancs ont remonté la pente habilement dans cette dernière portion de match, notamment avec la belle comparée « Prisonnier 325 », où les cinq joueurs s’adonnaient à une partie de Monopoly dans laquelle l’absurde côtoyait la vérité. L’improvisation « Le successeur » a donné la chance aux Bourgognes d’expérimenter une nouvelle façon de débuter une mixte, c’est-à-dire d’entrer dès le départ à cinq contre un. Si l’audace a pu paraître rude, elle n’en a pas été moins intéressante. Les joueurs ont eu la générosité de s’écouter et de laisser une grande place au seul Blanc parmi eux (Gauthier). L’intervention de Richardson Zéphir (mention) a ajouté la touche de folie nécessaire à cette histoire où, peut-être à cause de la trop grande générosité, on commençait à se répéter un peu. La seule erreur des Bourgognes dans cette expérimentation aura été de ne pas assumer la pénalité évidente de rudesse, ce qui a un peu refroidi la salle pour le reste de la soirée.

Ce fut somme toute un bon match, où plusieurs très belles improvisations ont été brillamment ponctuées d’une bonne énergie, ce qui a su réchauffer les spectateurs, et nous faire oublier le rude hiver le temps d’une soirée…

Eveline Charland
Joueuse des Oranges


Mention: Richardson Zéphir
3e étoile: Guillaume Cholette-Janson
2e étoile: Alexandre Gauthier
1ère étoile: Alexandre Dostie