Match du 11 novembre

Rouges ou Jaunes

«Rouges ou jaunes...» chantait Jean Leloup. Rouges et Jaunes jouaient dimanche dernier à l’improvisation. Les spectateurs ont combattus la dépression saisonnière qui fait des ravages pour venir voir ces deux équipes s’affronter. Une belle rencontre, de bonnes improvisations ; les joueurs ont joués avec énergie, humour et laisser-aller... Les rouges sont sortis vainqueurs de justesse, avec un score de 7 à 6. Voici un compte-rendu de ce que les joueurs nous ont livré ce dimanche 11 novembre 2007.

Les joueurs Kenline et Pinard ont brisé la glace dans une mixte changement de direction ayant pour thème «Station balnéaire». Un vieux garçon (Kenline), las de son célibat, désire se ressourcer dans un centre santé pour rencontrer une princesse -ding- une nymphe des sous-bois -ding- une jeune cavalière pour assouvir ses désirs. L’hôte de la station (Pinard) tente de le combler par divers onguents et élixirs pour le relaxer. Les rouges ont emporté cette improvisation. Dans «Le sabotage amoureux», un couple remet en question leurs 15 ans de vie conjugale alors qu’ils décident finalement d?emménager dans un 4 ½. Leur dispute, on le comprendra, n’est qu’un prétexte pour donner un peu de piquant dans leur vie amoureuse. Les joueurs Rousseau et Baillargeon ont livré une délicieuse performance et c?est avec regret que le sifflet a coupé l’improvisation qu’on aurait aimé voir encore et encore.

Dans «Voyage au Congo», en comparé, le joueur Kenline a joué un scientifique atteint de malaria qui a trouvé les preuves du créationniste à travers son gorille intelligent, Abigaël (une magnifique interprétation du joueur Gagné...). Le gorille périt subitement suite à un accident tragique d’hélicoptère et le scientifique doit tout recommencer avec un toucan. Pour les Rouges, un Congolais s’est kidnappé une femme blanche (Laurendeau) qu’il veut présenter à son père (Pinard) pour l’épouser éventuellement. Les Jaunes ont gagné cette improvisation.

Dans une mixte de 8 minutes ayant pour thème «un cas désespéré», une bipolaire (Ruest) au passé lourd hallucine des amis imaginaires (Baillargeon et Gagné). Sa grand-mère (Fréchette) tente de l’aider en lui conseillant de prendre sa médication. Ses amis reviennent sans cesse et l’encouragent à se suicider. C’est maintenant au tour de la grand-mère de faire une attaque et elle voit enfin les amis de sa petite fille. Le docteur (Laneuville) arrive, choqué de voir tant de brouhaha. L’arbitre Charland a sévit en donnant une confusion aux deux équipes et une procédure illégale aux rouges qui sont entré sur le jeu avec quelques secondes de retard. Les Jaunes ont emporté cette improvisation.

Les Jaunes ont débuté la comparé «accident nocturne». Un Québécois (Gagné) en visite à Paris arrive un peu éméché d’une soirée parisienne. Au matin, il se réveille dans l’appartement de son amie Corinne. Il se fait réveiller par Sabine qui veut aller faire du shopping puisqu’il en avait parlé la veille. Il refuse. On sonne à la porte. Deux cinéastes entrent dans l’appartement pour tourner un film pornographique. Ils ont convenu de cet arrangement la nuit passée et veulent en plus qu’il tienne le rôle principal, avec une chèvre... Il refuse. Un homme entre et lui que son rein ne sera plus nécessaire pour donner et lui rapporte... il s?évanouit... Les Rouges ont décidé de faire une variation sur le thème. On a pu voir une fille saoule, une vieille madame mouillant son lit, un oiseau qui se fait frapper, une jeune fille qui a un accident automobile, une entrée par effraction d’un voleur-violeur, la fée des dents et une épouse inquiète... pour rien. Les Rouges ont gagné par leur dynamisme et le côté interactif de leur improvisation, bien que les Jaunes ont livré une performance très intéressante et humoristique.

- ENTRACTE-

Dans «La belle vie», un homme d’affaire (Laneuville) invite une jeune collègue (Dufresne) dans un camping à Old Orchard pour tenter de la séduire. Il lui offre des avantages au travail et lui propose de le fréquenter pour qu’elle jouisse de sa future vie de retraitée. Elle refuse en toute candeur, croyant que c’était simplement un voyage d’ami. Les Rouges ont gagné cette improvisation, bien que la joueuse Dufresne a impressionné par son jeu réaliste et amusant.

En mixte, dans «Le wagon-lit», une photographe sans le sous (Laurendeau) rencontre une veuve héritière (Rousseau) dans un train. On apprend que la photographe voyage avec son cousin bohème-artiste (Kenline) qui fait son coming out en montrant sa nouvelle muse (Pinard). Les Jaunes gagnent. Nous avons eu droit à une comparée de catégorie Toaster de 4 minutes. On a senti un essoufflement de la part des Rouges vers la fin des 4 minutes. Le joueur Pinard a récolté une punition de décrochage en disant merci à l?arbitre de siffler dans une improvisation sans idée... Les Jaunes ont gagné par leurs bonnes idées et leur énergie. Les Jaunes ont emporté l’autre comparée variation ayant pour thème «Les aristacrates» dans l’univers d’un snack-bar. Les Rouges ont fait des agents de financement optant pour des gros personnages très caractérisés.

Dans la mixte «1ère récolte», Pinard et Ruest ont fait des fumeux de pot en attente de la récolte. Hallucination, motard, blé d’inde qui chante et Harmonium était tous réunis pour récolter un retard de jeu des deux équipes. Les Rouges l’ont emportée. Finalement, l’arbitre Charland s’est gâtée une catégorie Riri, Fifi et Loulou dans sa carte blanche ayant pour thème «Les grands visionnaires». Les Jaunes ont débuté. Un scientifique a fait des études sur un sujet pour prouver qu’on peut faire ce qu’on veut d’un individu selon des connexions cérébrales. Ils ont eu une pénalité de non-respect de la carte thème quand le joueur Kenline a pris la parole lorsqu’il aurait dû se taire... Pour les Rouges un jeune reporter (Baillargeaon) de la polyvalente de St-Léonard d’Aston (précisons-le) interview une sculpteure (Laurendeau) qui a pour modèle un étudiant frustré (Laneuville) qui s’avoue sous-payé. Les Rouges l’ont emportée.

Les Rouges ont gagné la partie 7 à 6. Nous avons eu droit à quelques thèmes récurrents comme le mariage et les gens sous l’effet de l’alcool. Il a été intéressant de voir le duo Baillargeon-Laneuville à l’oeuvre. Joliane Dufresne s’est mérité une mention spéciale pour ses personnages intéressants, bien qu’elle n’a pas joué aussi souvent qu’on l’aurait voulu. La troisième étoile est allée à Guy Baillargeon, la deuxième à Cindy Rousseau et la première à François Laneuville.

Hélène Martin, joueuse des Bleus


Mention: Joliane Dufresne
3e étoile: Guy Baillargeon
2e étoile: Cindy Rousseau
1ère étoile: François Laneuville