Match du 11 novembre
Les Verts et les Bleus ont présenté un beau match dimanche dernier. Bien que lécart des points semble dénoter une grande inégalité, les deux équipes se sont visiblement amusées autant lune que lautre dans cette soirée remplie de mixtes.
La première improvisation, une comparée, a donné le ton à la soirée, et a permis aux joueurs dafficher tout de suite leurs couleurs. « Laffaire Gédéon », chez les Bleus, a présenté des personnages exagérés dans une histoire frôlant labsurde dun éleveur porcin entraîné en cours par une fervente écologiste se faisant le défenseur des animaux. Situation plus ou moins claire, mais truffée de bons gags. Chez les Verts, on a opté pour un scénario à tendance plus réaliste dune femme qui se paie un tueur à gages afin de se débarrasser de son mari. Belle vérité des personnages, bonne clarté dans le propos et surtout excellente complicité des protagonistes. Le tandem Francoeur-Cholette est à surveiller cette année...
Le plus beau moment de la soirée reste sans aucun doute « Le révolutionnaire », où Guillaume Cholette-Janson (1ère étoile) et Claudia Levasseur (Mention) se sont partagé limprovisoire avec brio dans une histoire damour et dordinateur fort originale. Lintervention très à propos de Marc-André Fortin est venue pimenter lhistoire avec justesse sans y détruire lambiance installée. Les cinq minutes ont passé vite, on en aurait voulu encore!
Une improvisation de catégorie Toaster est venue clore la première période pour nous laisser sur une belle note de folie avant la pause. Si la même catégorie avait semblé essouffler les joueurs lors du match précédent entre les Rouges et les Jaunes, cette fois-ci elle a plutôt donné un « boost » aux joueurs, qui se sont donnés à fond dans des personnages variés et des situations éclatantes. Particulièrement du côté des Verts, où encore une fois on a pu remarquer la parfaite entente et la grande confiance entre les cinq membres. Les Bleus nont toutefois pas été en reste, et malgré le fait quils étaient moins énergiques, ils se sont laissé aller à oser pousser leurs limites (vaguement aidés par larbitre), lorsque les joueurs Fortin et Gauthier ont dû sembrasser goulûment...
Au retour de lentracte, on est repartis en force avec lexcellente impro « La vie secrète de Richard Dion », où les joueurs Francoeur (2e étoile) et Gauthier (3e étoile) se sont payé un beau moment de folie contrôlée, une autre histoire damour, mais plus farfelue cette fois. Notons dailleurs le flamboyant personnage de Martin Francoeur qui en a surpris plus dun, autant par son extravagance que sa repartie étonnante.
Beaucoup de mixtes dans cette soirée et peu de comparées, mais le plaisir des improvisateurs était palpable et le mélange était agréable à voir. Si les joueurs ont semblé se perdre un peu dans des impros moins bien structurées en milieu de deuxième partie, ils ont repris du poil de la bête pour finir le match en beauté. Une improvisation à la manière dun bon vieux Indiana Jones a ramené la folie et même si la proximité avec les films de laventurier était discutable, on peut dire que les joueurs Gauthier, Bellerose et Cholette se sont payé une bonne traite!
La dernière improvisation, la courte « Persécution », a été comme un cadeau puisquon a eu le plaisir de revoir le joueur Francoeur dans un autre nouveau personnage, celui dun propriétaire de dépanneur plutôt agressif avec ses employés. Les Bleus Fortin et Martin ont été dune grande générosité avec lui, disponibles et attentifs au moindre de ses désirs.
Ce fut un match où pratiquement chacun a su tirer son épingle du jeu, et il faut dire que le choix des étoiles a été très difficile à faire. Le capitaine des Verts, en plus de diriger deux des meilleures improvisations de la soirée, a été extrêmement efficace en troisième rôle dans plusieurs situations, relevant dun cran le niveau de jeu à chacune de ses apparitions; voilà pourquoi il sest vu attribuer la première étoile.
La barre est remontée pour les matchs à venir, espérons que lénergie installée dans la salle Louis-Philippe-Poisson saura rester en place jusquaux fêtes afin de contaminer les autres équipes...
François Laneuville, capitaine des Rouges
Mention: Claudia Levasseur
3e étoile: Alexandre Gauthier
2e étoile: Martin Francoeur
1ère étoile: Guillaume Cholette-Janson