Match du 25 novembre

Un petit bonbon rouge et vert

La rencontre entre les Rouges et les Verts, dimanche dernier, a laissé place à de nombreux moments d’improvisation dont les spectateurs se sont littéralement délectés. Des histoires captivantes, des personnages fort bien campés, de l’humour à bonne dose et de l’énergie à revendre des deux côtés de la patinoire ont conféré à ce cinquième match régulier de la saison des airs de temps des Fêtes.

La deuxième improvisation sous le thème « Le chant des sirènes » a définitivement donné le ton de la soirée. Bien démarrée par les joueurs adversaires Martin Francoeur et Guy Baillargeon, elle nous illustrait deux pompiers blasés en pleine joute de cartes. Mention spéciale au joueur Francoeur pour sa grande habileté à «brasser le paquet» et provoquer un effet visuel vraiment réussi. Le duo jouissait d?une belle complicité jusqu’à ce que Marie-Andrée Leduc vienne rehausser le tout de son ingénieux grain de sel. Interprétant une sirène de pompier humaine aux courbes plantureuses et aux facultés intellectuelles limitées, elle a usé de la folie?et de la force de voix qu?on lui connaît. Une caserne loin d’être ennuyante!

La rencontre en mixte des joueurs François Laneuville et Guillaume Cholette-Janson dans l’improvisation « Le témoin » demeure sans contredit l’un des meilleurs moments de la soirée. Il fallait voir François Laneuville interpréter avec grande justesse un sergent de la police bourru, manipulateur et alcoolique bombardant de questions un pauvre commis de dépanneur bien défendu par le joueur Cholette-Janson. Un interrogatoire vif et surprenant, agrémenté de l’intervention punchée de Guy Baillargeon alias adjoint Sévigny.

Impossible de ne pas souliger le talent chevalin du joueur Jean-François Pinard qui, en fin de première partie, est entré dans la peau d’un magnifique étalon pur-sang. Une prestation criante de vérité, empreinte d’une folie démesurée. Equus peut aller se rhabiller!

En seconde période, les deux équipes ont exploré en mixte le style «à la manière de Tolkien» avec imagination et originalité. On se souviendra d’un François Laneuville à la voix nasillarde imitant habilement le personnage de Gollum du Seigneur des anneaux et d’un Jean-François Pinard très à l’aise en oiseau ennemi. L’incroyable talent animalier qui refait ici surface...

L’improvisation « L’homme du passé » nous a révélé un Guy Baillargeon sous les traits d’un vieillard nostalgique et un Martin Francoeur dans le rôle d’un jeune homme passionné d’histoire. Deux personnages solides et bien habités qui ont captivé le public du début à la fin.

Enfin, on ne peut passer sous silence l’étonnante performance du joueur vert Simon Bellerose-Veilleux. Ayant habitué le public à un jeu extravagant et souvent caricatural, ce dernier a cette fois-ci exploré un registre de personnages plus vrais et nuancés. On se rappellera notamment d’un voyageur du désert égocentrique dans « La grande aventure » et d’un beau-frère obsédé par les extraterrestres dans « Le bijou égyptien ». Des interprétations bien senties et surprenantes qui lui ont valu une mention spéciale à la fin du match.

La troisième étoile fut décernée à Martin Francoeur des Verts, la deuxième à Guy Baillargeon des Rouges et la première à François Laneuville, également des Rouges.

Cindy Rousseau, joueuse des Jaunes

Mention: Simon Bellerose-Veilleux
3e étoile: Martin Francoeur
2e étoile: Guy Baillargeon
1ère étoile: François Laneuville