Match du 28 octobre
Deuxième match de la saison, toutes les équipes ont enfin joué, ont démontré leur savoir-faire et leur énergie. Après avoir longuement analysé le match, en voici mon résumé parsemé de légères critiques personnelles. Les deux équipes jouent de nervosité et sont extrêmement gentilhommes dans les mixtes. Toutefois, malgré certaines difficultés, ils nous offrent un excellent préambule pour la 25ième saison.
En tout début de match, les Verts suivent la tangente de la dernière partie ; ils envoient leur recrue Jacinthe Daviau-Leclerc. De leur côté, les Rouges, fort de leur expérience, envoient leur capitaine François Laneuville. Sous le thème de l' « Intuition », une rencontre nerveuse se déploie. Une diseuse de bonne aventure explique la vie réelle à son client. Cette belle nervosité, entre les deux protagonistes, fût un moment agréable donnant des avenues insoupçonnées. La glace se casse durant ce quatre minutes, nous offrant la lueur d'un beau match.
La deuxième rencontre du match, nous offre un petit bijou de complicité entre Marie-Andrée Leduc et Guy Baillargeon (1ère étoile). Deux vendeurs d'un tout nouveau produit révolutionnaire se font surprendre bras-dessus-bras-dessous, jambes entrelacées et lèvres contre lèvres durant leur présentation. Malgré que nous étions loin du thème « Les mains froides », les deux joueurs se sont gâtés et amusés ; tout cela au grand plaisir de tous les spectateurs.
La première comparée du match (« Tricheuse » dans une variation), nous permet de mieux cerner la chimie qui se déploie au sein des équipes. Les Rouges sont les premiers à nous démontrer leur savoir-faire. Ils se présentent tous sur la patinoire. Certaines petites interventions étaient excellentes, mais les transitions entre les variations étaient lentes et laborieuses. Chez les Verts, un duo nous présente un meurtre et mystères dans divers univers. Cette comparée était bien ficelée et présentait des éléments savoureux.
La toute dernière improvisation de la période, « Le Fils de la Lumière », met en scène deux vétérans ; Martin Francoeur (3e étoile) et Jean-François Pinard (mention spéciale). Malgré la grande expérience de ces deux joueurs, il ne s'est pas passé grand chose. Un début très lent, ils se cherchent et font beaucoup de blabla pour rien. On cherche énormément et on ne trouve pas grand chose ; il n'y a aucune déclaration. Toutefois, le joueur Francoeur a fait de très jolies « jambettes » au joueur Bellerose-Veilleux de son équipe. Ces déstabilisations ont été le moment fort de cette improvisation.
Après l'entracte, des petites perles d'impro sont venues égailler la deuxième période ; parfois difficile.
Notons l'efficace comparée « À défaut de génie » des Verts. Trois employeurs font passer une entrevue à une jolie-coquette-plentureuse-niaiseuse-blonde. L'idée fort simple a été jouée avec brio. Personnellement, j'adore les improvisations où l'on nous présente un lieu et une émotion. Parmi les beaux moments, trois fusillades sont à souligner. Une fusillade n'ayant qu'un seul thème offre un beau défi aux joueurs présents. Sous le thème « Avarice », Francoeur nous présente une caissière désabusée du système à qui on ne lui remet pas de pourboire ; j'ai adoré. Le joueur Laneuville, tant qu'à lui, offre un minime cinq sous à son fils et lui reprend en crise. Finalement, la joueuse Leduc (qui méritait aussi une mention) nous présente une dame jouant à Roue de Fortune. Cette dame se permet de garder les voyelles du jeu, donnant une réponse de consonne ( L Chmn d Cmpstll ).
En fin de période, nous avons eu droit à l'improvisation du match. Le capitaine des Verts, Guillaume Cholette-Janson (2e étoile) affronte (c'est le bon terme) le monument Guy Baillargeon. « Les amis de Paul » est une savoureuse rencontre entre un maraîcher (Cholette-Janson) et un homme en réinsertion sociale (Baillargeon). Ce rendez-vous au sommet, où les deux hommes se donnent un cours sur la vente de fruits et légumes. La complicité, la répartie, les perches et les jambettes, la folie et l'efficacité des personnages ont été les éléments clefs de cette improvisation formidable. Chapeau à ces deux joueurs.
Nous débutons la troisième période avec la Carte Blanche de l'arbitre. Cette comparée fût un clin d'oeil aux anciens joueurs ou styles de joueur qui se sont succédés au cours des 24 dernières années. L'idée est très bien mais le rendu est très différent. Les joueurs se sont amusés et cela était perceptible. Toutefois, pour le public, cela n'était pas si intéressant, du fait que nous n'avions aucun repère avec les idées élaborées. Les comparées ont été bien jouées mais nous sommes restés sur notre appétit.
Une autre belle rencontre, le duo Guy Baillargeon et Jacinte Daviau-Leclerc. « En terre étrangère » présente une famille d'accueil québécoise qui reçoit un couple de français. La belle complicité de départ fût transmise aux deux autres joueurs qui sont venus appuyer les protagonistes. Deux beaux duos bien mixés. Un GRAND bravo.
Le reste de la troisième période se déroule de façon juste et efficace. D'autres belles rencontres et beaux duos. Nous avons été amené sur différents chemins et univers ; nous donnant de la variété et un grand plaisir.
Et comble de bonheur pour le public, les équipes doivent se présenter en prolongation. Période supplémentaire remportée par les Verts.
Une belle saison qui promet !
Marc-André Fortin, capitaine des Bleus
Mention: Jean-François Pinard
(Pour ses interventions drôles, ludiques et surtout impertinentes)
3e étoile: Martin Francoeur
2e étoile: Guillaume Cholette-Janson
1ère étoile: Guy Baillargeon