Match du 9 mars
En ce lendemain de tempête, les Verts affrontaient les Rouges, qui ont difficilement comblé labsence du capitaine François Laneuville et de Guy Baillargeon, et ce, malgré la présence de Rémi Francoeur comme substitut.
Devant une foule dune trentaine de personnes, le match débuta par une mixte intitulée «Le joueur». Rémi Francoeur et Guillaume Cholette-Janson, deux colocataires se divisent le contenu de leur appartement : du garde-robe au robinet deau chaude, une ligne jaune délimitant la propriété de chacun. Malgré les interventions de Jean-François Pinard et de Simon Bellerose-Veilleux, les joueurs nont pas réussi à respecter le thème et écopent dune première pénalité.
Le match se poursuit avec une improvisation comparée : «Lautoportrait». Du côté des Verts, Simon Bellerose-Veilleux fait son autoportrait en jouant alternativement le rôle du peintre et du modèle. La joueuse Marie-Andrée Leduc apporte un support efficace à cette action étonnante. Du côté des Rouges, tour à tour, chaque joueur fait une petite annonce filmée afin de trouver quelquun avec qui partager sa vie. Les Verts emportent le point.
Limprovisation «Dénonciation» fut souvent confuse, ce qui a valu une pénalité aux Rouges. Sophie, jouée par Carolanne Fréchette, a une aventure dun soir avec Denis le motard, joué par Martin Francoeur. Prenant leur relation beaucoup plus au sérieux, Sophie décide de préparer leur mariage. Denis, incertain de vouloir cette union, se défile, mais elle menace de le dénoncer pour lassassinat quil a commis la veille sil refuse de lépouser. Lapparition de la fille de Sophie, jouée par Sarah Laurendeau, une jeune fille beaucoup plus mature que sa mère, surprend, sans pour autant nous décevoir. Laction se tourne vers elle lorsque celle-ci attire lattention de Denis, laissant sa mère seule.
Jean-François Pinard et Marie-André Leduc ont fait un beau duo dans limprovisation «Le double». Celle-ci doit apprendre à son partenaire comment se faire passer pour elle lors de la partie de Bridge avec les «Darling».
Durant la pause, jai pu constater que le public était constitué de nouveaux spectateurs, dont plusieurs jeunes profitant de leur relâche scolaire. Ces derniers trouvaient la première partie palpitante, bien que les histoires ne semblaient jamais finir. Quant aux habitués de la ligue, ils paraissaient un peu déçus par le manque de dynamisme des joueurs et par la lenteur de chaque début dimprovisation. Comme quoi, la perception varie dun spectateur à lautre.
Limprovisation «Un conte merveilleux» commença en douceur, ne nous laissant pas entrevoir son côté cruel. Dans un Bed and Breakfast, un homme maussade, joué par Rémi Francoeur, ne souhaitait quune chose : dormir. Malgré sa fatigue, il se voit obligé dentretenir une conversation avec le tenancier, Guillaume Cholette-Janson. Celui-ci tient à lui raconter un conte quil semble lire tous les soirs aux invités. Les joueuses Sarah Laurendeau et Marie-André Leduc viennent agrémenter le conte en jouant les personnages et en apportant des costumes. Rémi Francoeur, qui sétait effacé, finit par en avoir marre de ces histoires et se tue. Sans broncher, la joueuse Leduc enchaîne en déclarant : « On pourrait garder le gun pour les accessoires». Le cadavre et ses vêtements servent à poursuivre le conte.
La soirée finit par une comparée, «Létrangère aux yeux bleus». Les Rouges présentent une histoire où une jeune étrangère allophone, jouée par Carolanne Fréchette, demande son chemin à deux hommes qui tentent de la séduire. Les Verts laissent planer le mystère durant la quasi-totalité de limprovisation. Les joueurs parlent de la fameuse Européenne aux yeux bleus que Martin Francoeur vient de sacheter par internet. On comprend à la fin en voyant arriver Marie-Andrée Leduc quil s?agissait dune vache.
Finalement, les Verts remportent le match. Même si aucune improvisation ne restera dans les annales, cette soirée dans la salle Louis-Philippe-Poisson fut un bon divertissement.
Jolène Ruest, joueuse des Jaunes
Mention: Guillaume Cholette-Janson
3e étoile: Martin Francoeur
2e étoile: Sarah Laurendeau
1ère étoile: Jean-François Pinard