Match du 14 décembre
C’était le retour de la quotidienne, après un long mois de repos, ce dimanche. Les joueurs avaient probablement encore la tête aux vacances, car le début de période fut plutôt lent. Les Jaunes qui nous avaient habitué en première moitié de saison à beaucoup de folie et d’énergie, semblaient amorphes sur le banc.
Il faut dire que la comparée narrative donnée en début de période, par l’arbitre Charland n’aida pas l’ambiance. Heureusement, la première mixte, « écriture sainte » livrée par François Laneuville et Pascal Cholette-Janson donna vraisemblablement un ton beaucoup plus dynamique à la rencontre. Cette improvisation racontait l’histoire d’un maître religieux qui communiquait avec l’au-delà pour s’avoir si son jeune apprenti était enfin prêt à connaître l’ultime vérité du livre sacré.
En milieu de première demie, nous avons eu le droit à une comparée audacieuse de l’équipe des Jaunes. Dans « la pêche à la baleine », trois danseurs dans une discothèque s’amusent à séduire une femme obèse en tentant de deviner son poids.
Les joueurs ont, sans doute, pris leur dose de caféine durant l’entracte, car la deuxième moitié du spectacle demeura dans l’ensemble beaucoup plus relevée. Par exemple, dans la comparée « sable mouvant » de catégorie Riri-fifi-loulou, là où les joueurs sont contraints à parler uniquement dans un ordre donné; l’équipe de Bleus ont littéralement poussé le concept à son paroxysme dans une improvisation des plus hilarantes. De leur côté, les Jaunes nous ont présenté une histoire loufoque et invraisemblable où deux touristes étrangers s’enfoncent dans des sables mouvants, en plein Manhattan. D’ailleurs, l’arbitre Charland a dû sanctionner à deux reprises dans cette improvisation, renvoyant le joueur Bellerose au vestiaire.
Aussi, dans une improvisation mixte «un grand homme », Érika Mathieu (troisième étoile) incarne une mère de famille qui empêche son fils, Alexandre Gauthier (deuxième étoile) d’accomplir son rêve, devenir un scientifique. Elle prend tous les moyens pour le persuader que son destin demeure la scène. Le joueur Gauthier nous a beaucoup fait rire avec son personnage qui, malgré lui, agissait de manière beaucoup trop théâtrale.
En somme, ce match méritait vivement d’être vu. Certes oui, les joueurs de la LIM nous ont habitué à un jeu un peu plus dynamique. Cependant, la faute revient à ce long congé qui freine souvent le rythme des premières rencontres. Déjà en fin de période, le tonus refaisait surface et nous avions droit à de beaux petits chefs-d’œuvre. Marque Finale : 10 – 5 pour l’équipe des Bleus
Hilaire Sénécal, joueur des Rouges
3e étoile: Erika Mathieu
2e étoile: Alexandre Gauthier
1ère étoile: Guillaume Cholette-Janson