Match du 1er février
Le botté d’envoi fut donné par les joueurs Drouin et Tanguay dans une timide mixte ayant pour thème « Les enfants de la tragédie » : un gars (Drouin) est prêt à tout pour séduire Sophie, mais verra ses efforts vaincus par les talents sans scrupule de son ami (Tanguay) en manipulation. L’improvisation fut agrémentée de répliques originales et saugrenues en raison du style changement de direction. Les jaunes marquent.
Dans la comparée « Pari stupide », les Bleus débutent avec des voyageurs (G. Cholette-Janson et Renaud) qui sont pris dans une visite où le guide (Laneuville) fait preuve de condescendance et projette sa propre stupidité envers ses clients. Vous savez pourquoi elle ne souriait pas la Joconde? Eh bien c’est parce qu’elle ne souriait pas ce jour-là, ce n’est pas très compliqué merde! – Laneuville
Du côté des Jaunes, la mise en scène est intéressante. Ils commencent l’improvisation dans un canot où le courant les fait chavirer. Changement de scène, on apprend l’histoire qui amène Tony (Gauthier), un tenancier de bar, à amener ses employés en Amazonie pour relever un pari qu’un homme tente de lui imposer (P. Cholette-Janson). Les Bleus l’emportent.
On poursuit la soirée avec une mixte ayant un joueur par équipe intitulée « L’arbre de joie ». Jean-Claude (G. Cholette-Janson) et Nathalie voient leur avoir diminué de 55 000$ en raison d’un mauvais placement boursier pour Madox. On apprend que c’est le père de Nathalie qui lui a dit d’effectuer le placement, sous un arbre. Le père arrive (scandaleuse punition de nombre de joueurs illégal au joueur Laneuville) et s’ensuit un triangle amoureux où le père est en amour avec Jean-Claude et ce dernier avec sa fille. Cette dernière, exaspérée ne sait plus qui croire. Un point de chaque côté.
Les Jaunes nous ont offert une savoureuse improvisation ayant pour thème « L’instrument des ténèbres ». Les joueurs P. Cholette-Janson et Gauthier y vont à la manière du teaser de film d’action, avec des répliques des critiques du Journal de Montréal et du Devoir. Ils l’emportent. Les Bleus y vont pour… ah, laissez-faire.
« Le message » nous offre une première belle performance de la joueuse Proteau, qui incarne Josée, une nouvelle employée de bureau. Sa superviseure (Renaud) se voit bien fâchée de se rendre compte qu’un message a été égaré. Josée a en effet trafiqué une note pour que son employeuse aille se divertir avec un homme et la photocopieuse. N’en pouvant plus, elle renvoie Josée qui, habitée d’un sentiment d’injustice, lui dit : « T’es vraiment chienne! »
- Quoi? De répondre l’employeuse.
- T’es vraiment chienne!
- C’est bien ce que j’avais entendu, tu as dit tu!!!
C’est définitivement la citation du match. Les Jaunes l’emportent.
Guillaume Cholette-Janson et Alex Drouin joueront un superviseur et un stagiaire (Drouin) en pâtes et papier qui voit ses possibilités d’avancement s’éteindre lorsqu’il apprend qu’il devra faire un « décaf deux laits » à son patron.
On poursuit la deuxième demie avec une improvisation avec accessoire (des poteaux avec un ruban utilisés pour délimiter les files d’attentes) ayant pour thème « Déjeuner du matin ». Les Jaunes commencent avec une dame qui essaie d’arrondir ses fins de mois en offrant des déjeuners aux travailleurs du coin. Ceux-ci se livreront à une lutte sanglante pour avoir droit à la dernière portion de Nutella (placement publicitaire). Les Bleus y vont avec une amusante improvisation où l’accessoire sera utilisé tantôt pour un raffermisseur corporel, un malaxeur, une catapulte et une poêle. Ils l’emportent.
« Un drôle de moineaux » de 8 minutes est une solide prestation des joueuses Mathieu et Lemieux. Une jeune adolescente (Lemieux) apprend à sa mère (Mathieu) qu’elle sort depuis 3 ans 4 mois avec son prof de math, un biker de 35 ans (Laneuville). Il arrive et apprend à belle-maman que Babe est en balloune! Revirement de situation, la mère semble satisfaite de son gendre lorsqu’un vérificateur (P. Cholette-Janson) de la commission scolaire interrompt le moment pour questionner sur la qualité de l’enseignement offert par les professeurs. Conclusion rafraîchissante digne d’un scénario de Gilles Latulipe.
Hélène Martin, joueuse des Verts
Mention: Mylène Renaud
3e étoile: Alexandre Gauthier
2e étoile: Pascal Cholette-Janson
1ère étoile: Guillaume Cholette-Janson