Match du 23 novembre

Sous le signe des duos

Un match important s’ammorçait dimanche dernier pour l’équipe des Verts et des Rouges qui étaient tout deux à la recherche d’une victoire. Chose certaine, les représentants des deux équipes étaient prêt à offrir un beau spectacle. On notera l’absence de François Gagné à l’animation. Il aura fallu deux hommes, dans les personnes de Guillaume cholette-Janson et Maxime Tanguay, pour remplacer son énergie et son iphone. Ces derniers feront un remplacement habile ponctué par les interventions courte et analytique de Guillaume et celles remplies à la fois d’humour et d’absurdité de Maxime. Pour ce qui est du match, il se résume par de nombreuses rencontres en duo se faisant dans l’écoute, le respect et sans jamais d’empilade inutile de joueurs. Les troisièmes présences étaient toujours au service de l’histoire. Bien qu’à l’occasion certaines interventions semblaient être là que pour aller chercher le point.

La première demie c’est soldée sur un partage égal des impros. D’entrée de jeu, on soulignera une belle rencontre sous le signe de l’énergie et de la rapidité d’écriture entre le joueur Payeur des Verts et le joueur Bélanger des Rouges dans « La petite fille du fleuve ». D’ailleurs le hasard voudra que ces deux mêmes joueurs se retrouvent dans la même complicité à deux autres reprises dans le match. J’ai particulièrement adoré le robot Sandy de la joueuse Rousseau et les personnages forts et solides de Martin Francoeur personnifiant un garagiste et plus tard un politicien. Il faut aussi souligner l’excellente utilisation des micros dans une improvisation comparée de catégorie sans parole. Les joueurs nous ont donné un avant-goût des plaisirs de la saison froide qui revient dans « Le retour de l’hiver ».

La deuxième demie fût des plus dures pour les Rouges, car malheureusement pour eux ce fût une domination totale des Verts. Le seul point accordé aux rouges en fût un occasionné par l’accumulation de points de pénalités. Ces derniers ont simultanément redonné la pareille aux Verts. En ouverture, Martin Francoeur se verra attribuer une mention spéciale pour avoir tenu le public en haleine cinq interminables minutes d’un baiser si convoité par la joueuse Rousseau dans une impro ayant justement pour titre « Pour un baiser ». Bien que l’on se cherchait dans l’improvisation « l’heure du dodo » Martin Bergeron nous a offert un beau personnage d’enfant surcouvé par ses parents que son gardien (Xavier Huard) tentait par tous les moyens d’endormir.

La fin du match nous a réservé la première fusillade de l’année, dans laquelle les joueurs semblaient un peu rouillés. De plus, nous avons eu droit à deux belles propositions savoureuses et remplies de complicité entre les joueurs sous l’angle des écrivains J.K Rowling (Harry Potter) chez les Verts et Arlette Cousture (Filles de Caleb) chez les Rouges. Le public a pu ainsi découvrir deux visions différentes de « La suppléante ». En terminant, tentant d’aller chercher un point par tout les moyens, les Rouges ont usé de leur droit à un recomptage sur le « Lever du jour » des joueurs Payeur et Bélanger, choix stratégique peut-être, mais qui n’a malheureusement pas permis au soleil de se lever pour eux. Les Verts repartent donc avec une première victoire.

Steve Bernier, joueur substitut

Mention: Martin Bergeron
3e étoile: Christophe Payeur
2e étoile: Cindy Rousseau
1ère étoile: Martin Francoeur